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« L’Afrique face aux enjeux majeurs de l’environnement » ; le rôle des médias africains pour influencer les décideurs et les changements de comportements des populations.
© Initiatives Mali Gateway :
Youssouf Traoré ,
2008
Article publié le 24 mai 2008
http://initiatives-mali.info/spip.php?article1270
Pour la première fois dans l’histoire l’ONU s’implique dans un partenariat stratégique avec les médias à un niveau continental. C’est ainsi qu’en Février 2005, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) a installé un Bureau exécutif d’un nouveau réseau, le réseau Africain des journalistes de l’environnement plus connu sous l’acronyme anglais ANEJ (pour African Network of Environmental Journalists).
Ce Réseau est appelé à jouer un rôle crucial dans le monde de l’environnement et du Développement durable. Il est composé de 700 journalistes de 47 pays africains membres, ce qui lui fait le plus important réseau média du continent.
Sensibiliser la communauté internationale en faveur de l’Afrique, première victime de la détérioration de l’écosystème,
Renforcer les capacités des journalistes africains en matière d’environnement pour une meilleure diffusion de l’information environnementale,
suivi de la stratégie de communication environnementale du PNUE en Afrique .
En 2 ans et demi d’existence, l’ANEJ a réalisé plusieurs ateliers (sensibilisation et renforcement des capacités des médias africains) tenus dans différents pays et de solides partenariats avec une dizaine d’institutions internationales impliquées dans l’environnement notamment : le PNUE, l’union Européen, UNCCD, NEPAD, Ministères de l’environnement de Norvège et Finlande, etc.
La Commission Européenne a financé à hauteur de 370 000 Euros ce projet de 3 conférences régionales en Afrique (Kigali, Nouakchott et Bamako) dont les conférences Kigali et Nouakchott ont déjà eux lieu .
Ainsi, l’an 2008, du 05 au 07 Mai, s’est tenue au Centre International de Conférences de Bamako (Mali), la 3 ème Conférence Internationale des journalistes africains sur l’environnement organisée par le Réseau des Journalistes Africains Environnementalistes (ANEJ) en partenariat avec le Ministère de l’environnement et de l’assainissement du Mali.
Cette rencontre avait pour objectif de sensibiliser les journalistes sur les questions environnementales de l’heure et de les outiller dans le but d’en faire des leaders d’opinion et des acteurs dans le plaidoyer pour une plus grande prise en compte de ces questions par les politiques. Y ont pris part une cinquantaine de journalistes (20 étrangers et 30 maliens) et des experts maliens et étrangers du domaine de l’environnement et de la communication.
Le gouvernement du Mali qui a co-financé l’évènement était représenté à la cérémonie d’ouverture, le lundi 05 Mai 2008 par le Premier Ministre, SE M. Modibo Sidibé, et a vu la présence de nombreux ministres ainsi que des représentants des institutions de la République du Mali.
Le président du Réseau des journalistes africains de l’environnement (ANEJ), Sidi El Moctar Ould Cheiguer a pris le premier la parole. Il a exprimé toute la reconnaissance de son réseau au Gouvernement Malien , à travers le Ministère de l’environnement et de l’assainissement. Il précisera ensuite que cette conférence de Bamako est la troisième d’une série avec un seul objectif : « amener les gouvernements à une meilleure prise en compte de la bonne gouvernance environnementale ». Cette conférence se tient , ajoutera-t-il, « à un moment où les écosystèmes sont en danger comme jamais auparavant et où l’avenir de la planète fait peur ».
En ses termes : « Nous sommes très inquiets . Il ne se passe plus une semaine, sans qu’un cataclysme lié aux dérégulations climatiques ne laisse quelque part sur notre planète des paysages de totale désolation », et précisera que « l’Afrique notre continent , est dans une situation la plus critique, la plus périlleuse . Déjà vulnérables aux plans économique, social et politique, nous le sommes désormais au plan environnemental. Nous sommes en quelque sorte les laissés pour compte de la détérioration des écosystèmes ».
A ses propos , M. Chéiguer a interpellé les journaliste qui « ne sauraient se dérober à leur rôle de sensibilisateur, éducateur, de baliser pour les gouvernants et gouvernés le chemin pour une meilleures prise en compte de l’environnement ».
Quant-au représentant de la coopération technique Allemande, Dr Hermann Grell, chef de file des partenaires techniques et financiers, a salué fortement la tenue de cette conférence qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie de communication du Ministère de l’environnement et de l’assainissement. Il réaffirme l’engagement des partenaires techniques et financiers à soutenir la politique nationale de protection de l’environnement par l’intensification de leur coopération dans un esprit de transparence et d’ouverture.
Il précisera par la suite que les actions de ces partenaires se situent dans l’environnement en tant que secteur avec des programmes et des projets visant la gestion des ressources naturelles, l’environnement en tant que thème transversal, à intégrer dans toutes les politiques et stratégies. Il notera que dans cette coopération la gestion durable des terres en constitue l’outil fédérateur. Il termine son intervention en insistant sur le rôle de la communication environnementale et des journalistes dans la gestion de l’environnement.
L’ambassadeur Giacomo Urazzo, chef de la délégation de la commission européenne a pour sa part d’emblée posé une interrogation : « Quelle eau boiront nos enfants et quel air respireront-ils ? ». La réponse à ses préoccupations risque d’être effrayante si l’exploitation et la dilapidation des ressources environnementales de la planète, et de l’Afrique se poursuit au rythme actuel. Il ajoutera que des actions urgentes doivent être prise , car « ces questions doivent être traitées au plus haut niveau des politiques africaines et être portées à l’attention d’un public aussi large que possible », d’où le rôle essentiel de ce cycle de conférences de l’ANEJ. A son avis, la presse environnementale peut et doit jouer un rôle clé, notamment en terme de vigilance, d’éducation et de gouvernance. Il précisera que la commission Européenne est sensible à ses questions de stratégies et a décidé d’entreprendre des évaluations environnementales stratégiques dans les secteur de développement dans lesquels elle concentre son assistance technique et financière.
Pour sa part, le Ministre de l’environnement et de l’assainissement notera que le Mali a placé l’environnement et le développement durable comme des priorités fondamentales de politique : « dans tout les pays , ce qui caractérise le domaine de l’environnement, c’est qu’il n’est pas suffisamment intégré dans la vie nationale et qu’il est fortement évolutif dans ses concepts et dans ses pratiques. Sa spécificité peut être définie par trois mots clés : durabilité, approche systémique, partenariat ». Le ministre dira plus loin que : « Notre économie nationale repose essentiellement sur l’exploitation des ressources naturelles qui constituent ainsi un patrimoine économique », il rappelle que l’environnement interpelle chaque jour notre cadre de vie : « les concentrations humaines et les activités économiques qui engendrent des pollutions et des nuisances qui portent atteinte à la qualité de la vie de chacun d’entre nous et à la qualité des sols, des eaux souterraines et des fleuves ».
Il décline les grandes axes de la politique nationale de l’environnement, évoqua les aspects liés à la mondialisation, car la dimension internationale de l’environnement s’impose à nous : la persistance et l’amplification des changements climatiques, de l’érosion de la diversité biologique et de la désertification interpellent tous les pays et doivent les lier dans un même combat de dimension planétaire. Il s’adressa aux journalistes : « il vous revient d’être les vecteurs d’une information environnementale adaptée à chaque situation » , et termina son propos par l’annonce de la tenue prochaine des « assises nationales de l’environnement afin de partager avec tous les professionnels de l’environnement et les partenaires les objectifs fondamentaux sur la gestion durable et le développement durable du Mali ».
Le Premier Ministre, pour son intervention, à travers une « note introductive » fera le constat que cette conférence se tient dans un contexte international, sous régional et régional marqué par une plus grande prise de conscience des dangers que font désormais planer sur le monde les changements climatiques. C’est là une menace réelle et sans frontière, dira-til .
Il précisera que c’est dans ce contexte qu’il faut lire tout le sens de cette conférence sur un thème d’une grande actualité « L’Afrique sans être principale responsable dans les changements climatiques, est de l’avis de beaucoup de spécialistes, sans doute le continent qui paiera le prix fort des conséquences de ces changements . Aussi est-il indispensable que se développe et se structure une réponse africaine sur ces thématiques environnementales, pour faire entendre dans les fora à l’échelle internationale la voix de l’Afrique et définir ses positions sur les questions en débats »
Selon lui, le Mali a pris conscience très tôt au plus haut niveau de l’état des enjeux environnementaux. Prise de conscience qui justifie l’existence dans l’ossature gouvernementale d’un ministère en charge des questions environnementales. Le premier Ministre a réitéré la disponibilité du Président de la République « à accompagner le réseau des journalistes Africains de l’environnement dans ses efforts et ses initiatives pour la promotion de politiques nationales pour un développement durable et une gestion rationnelle des ressources naturelles dans nos différents États, et pour un véritable changement de comportement des populations ».
Après ses interventions, le premier ministre et les officiels ont visité les stands d’exposition avant de se retirer. La conférence s’est poursuivie, les participants se sont présentés individuellement, les administrateurs ont été désignés. Ainsi, la présidence de la conférence a été confiée à M. Souleymane Cisse, conseiller technique du Ministre de l’environnement et de l’assainissement. La vice présidence a été confiée à Sidi El Moctar Ould Chéiguer de l’ANEJ. M.Adama Wade, (les Afriques.com) a été désigné modérateur de la journée, quatre rapporteurs généraux ont été désignés : Ibrahim Maiga , Ibrahim Diakité, M. Obi Amako et Sébastien Dohou.
Ensuite , M. Dirk Draulans a présenté son thème sur le renforcement de la capacités des journalistes suivant une dynamique très participative. A partir des questions qui ont été préalablement envoyées aux participants , l’expert a fait une analyse croisée des réponses pour déboucher sur des interrogations en rapport avec les meilleures pratiques du métier de journaliste.
L’après midi a été marqué par deux activités :
La première a concerné une présentation de Placide Makambo sur le cas pratique du Rwanda considéré comme une meilleure réussite.
La seconde activité a eu lieu sur le site de la station d’épuration de Sotuba, dans la zone industrielle . Cette visite a servi de support à certains des exercices pratiques au cours de la conférence.
Les participants ont suivi une série d’exposés centrés sur le Mali notamment ; il s’agit de la :
lettre d’objectifs du Ministre de l’environnement et de l’assainissement, par le Secrétaire technique permanent Mamadou Gakou,
présentation sur les changements climatiques par le Dr Sidi Konaté,
présentation de l’agence du Bassin du Fleuve Niger , par Tahirou Coulibaly,
présentation du profil environnemental du Mali, par Ibrahim Diakité,
présentation de l’environnement et de la pauvreté, par Moussa Barry,
présentation du système d’information forestier (SIFOR) de la Direction Nationale de la Conservation de la nature,
présentation des journalistes sur le cadre de vie, par Célia d’Almeida.
Ces exposés ont été suivis de questions qui ont suscité d’intenses débats.
Thomas Stokes a parlé de son expérience au service de la promotion de l’environnement aux USA, notamment dans le domaine des changements climatiques.
Avant, il a lu le message de soutien de l’ancien Vice président des USA, prix Nobel, Al Gore : « Ce sont des journalistes comme vous qui travaillent sur les principes d’un reportage précis, documenté et équilibré qui peuvent aider à relever ce défi. J’ai été agréablement surpris d’entendre parler de la conférence des journalistes Ouest africains à Bamako et je soutiens de tout mon coeur les principaux objectifs de l’organisateur de la conférence : le Réseau Africain des Journalistes de l’environnement ».
Le président de l’ANEJ a ensuite entretenu les participants sur certaines préoccupations en rapport essentiellement avec la constitution d’un observatoire du réseau sur la protection de l’environnement et sur la nécessité d’adresser les déclarations du réseau aux chefs d’état africain au cours d’un sommet de l’union Africaine. Les participants se sont généralement montrés réceptifs à ses deux propositions qui gagneraient à être approfondies par d’autres contacts.
La troisième journée a commencé par le traitement par les médias des mécanismes de financement environnementaux et ou conventions, accords et leur mise en oeuvre. Il y a également eu un compte rendu des conférences Kigali et Nouakchott qui a débouché sur une évaluation du plan d’action 2006-2008 et l’élaboration d’un plan d’action 2008-2010.
Une session de renforcement des capacités des journalistes et la mise en place du bureau de l’ANEJ-Mali a mis fin aux travaux.
Les organisateurs de la conférence, ANEJ et Ministère de l’Environnement et de l’Assainissement ainsi que quelques membres du Bureau de l’ANEJ-Mali ont été reçus en début d’après-midi par le Chef de l’État du Mali, Amadou Toumani Touré, au Palais présidentiel de Koulouba. Le Président du Mali a confirmé son intérêt pour les questions environnementales et instruit les services en charge de l’environnement de travailler en synergie avec les communicateurs pour un mieux être de notre environnement.
La cérémonie de clôture de la conférence, présidée par le Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement , M. Agatam Ag Alassane a été l’occasion pour les journalistes participants de lancer un appel dit « Déclaration de Bamako ». « Les chefs d’État et de Gouvernements africains doivent placer en priorité la protection de l’environnement dans les programmes de développement », souligne cette déclaration.
A l’endroit des médias , la Conférence a recommandé que les gouvernements Africains s’investissent dans le renforcement des capacités des journalistes Africains pour assurer une information et une communication de qualité sur l’environnement.
Les journalistes, initiateurs de la conférence , se sont engagés « à œuvrer dans une synergie d’actions avec les leaders politiques et autres leaders d’opinion pour la sauvegarde de l’environnement. »
Le président de l’ANEJ, Sidi El Moctar Cheiguer a promis de remettre les actes des trois conférences (Kigali , Nouakchott et Bamako), sous forme d’un pacte de l’environnement, aux chefs d’États africains lors d’un sommet sur l’environnement qu’entend organiser l’ANEJ.
Nous , journalistes d’Afrique de l’Ouest, réunis à Bamako les 5 , 6 et 7 mai 2008 , dans le cadre de la 3e Conférence Internationale de l’ANEJ portant sur le thème : « l’Afrique face aux enjeux majeurs de l’environnement », conscients :
Du niveau sans cesse croissant de la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles en Afrique ;
Des catastrophes liées aux changements climatiques et la vulnérabilité de l’Afrique ;
De la mission des médias en matière d’information, d’éducation et d’influence sur les processus de prise de décisions ;
Du rôle des médias africains dans le suivi de la mise en œuvre des politiques et programmes de promotion du Développement Durable ;
De la responsabilité des chefs d’État africains dans l’adoption de politiques en vue d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement et l’Initiative Environnement du NEPAD ;
De la responsabilité des décideurs africains dans la mise en œuvre effective des accords et conventions sur l’environnement.
Déclarons :
1. Nous nous félicitons des efforts en cours pour une gestion intégrée du fleuve Niger et encourageons les chefs d’États des pays ayant en partage le bassin du Niger à accélérer la recherche de financements complémentaires pour la mise en valeur du Fleuve Niger ;
2. Nous nous félicitons également du soutien de S.E. Monsieur Al GORE, ancien Vice Président des USA, Prix Nobel de la Paix pour son message adressé à la conférence de Bamako et à l’ANEJ ;
3. Les chefs d’États et de gouvernements africains doivent ériger en priorité la protection de l’environnement en tant que source de développement et de prospérité de notre continent.
4. Les chefs d’État et de gouvernements africains doivent respecter et mettre en place les règles de sauvegarde de l’environnement.
5. Les décideurs africains doivent développer des solutions endogènes adaptées à leurs problèmes environnementaux.
6. Les gouvernements et les institutions africaines doivent s’investir, en partenariat avec les journalistes africains, dans le renforcement des capacités pour assurer une information et une communication de qualité sur l’environnement.
7. Les décideurs africains doivent mettre en place des infrastructures et assurer le développement des ressources humaines pour permettre aux pays africains de disposer des outils pour une meilleure gestion des problèmes environnementaux du continent.
8. Les médias africains doivent œuvrer, en synergie avec les leaders politiques et les autres leaders d’opinion, pour stopper la dégradation de l’environnement en Afrique.
9. Les médias africains doivent mener des campagnes proactives sur les différents défis de l’environnement
10. Le site Web de l’Anej sera un portail dédié aux informations sur les questions environnementales en Afrique.
11. L’Anej doit renforcer les relations avec les organisations gouvernementales et intergouvernementales.
12. Demandons au président de l’ANEJ de négocier une plateforme d’échanges avec la Conférence des ministres africains de l’environnement et les autres rencontres ministérielles africaines dédiées à l’environnement comme le Conseil des ministres africains de l’eau, le conseil des ministres africains de l’énergie, etc.
13. Appelons leurs Excellences les Présidents Paul Kagamé du Rwanda, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi de la Mauritanie, Amadou Toumani Touré du Mali et Jakaya Kikwete de Tanzanie, et l’ancien Vice Président des États-Unis Al GORE d’être les ambassadeurs de l’environnement africain et de relayer les préoccupations contenues dans les déclarations de Kigali, de Nouakchott et de Bamako aux autres chefs d’État africains et organismes internationaux.
Recommandations
L’Anej devra œuvrer pour le renforcement des échanges avec les journalistes et les éditeurs à travers notamment le Forum des éditeurs africains, l’Initiative pour le développement des médias africains et les autres associations de journalistes travaillant sur des thématiques relatives à l’environnement
1 L’ANEJ devra œuvrer dans le sens du renforcement des canaux de communications entre ses différents membres.
2 L’ANEJ devra œuvrer pour la création d’une revue africaine dédiée à l’environnement et qui sera publiée en français, en anglais, et en arabe.
3 L’Anej doit développer des programmes de formation ci blés sur l’environnement et destinés aux acteurs de la presse en collaboration avec les partenaires.
4 Le président de l’ANEJ et le comité exécutif doivent assurer la diffusion des recommandations et déclarations ci-dessus.
Remerciement
L’ANEJ exprime sa gratitude au Peuple et au Gouvernement de la République du Mali, en particulier :
A Son Excellence, le président de la République du Mali, Amadou Toumani TOURE
Au Premier ministre, Modibo SIDIBE,
A la Commission de l’Union Européenne,
Au Programme des Nations Unies pour l’Environnement et à tous les partenaires qui ont contribué à la réussite de la rencontre de Bamako.
Contacts :
Coordonnateur, Sidi El Moctar Cheiguer,
Magazine l’ESSOR, B. P. 5310 Nouakchott, Mauritanie, Tél : +222. 529 19 83, Fax : +222. 525 04 07, Cel. +222. 630 21 68, courriel
On peut trouver un rapport condensé de la rencontre de Nouakchott et d’autres informations sur l’ANEJ.
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Il s'investit dans la capitalisation et la mise en valeur des bonnes pratiques ainsi que dans l'accès à l'information sur le développement par internet. Cest une fenêtre ouverte sur le dynamisme de la société malienne ; cest aussi un outil de communication entre les acteurs locaux et leurs partenaires au développement.
Edité par Axe Formation, Initiatives Mali Gateway réunit des partenaires diversifiés (organisations de la société civile, services techniques, partenaires au développement). Il est affilié au réseau des Country Gateway (Fondation Development Gateway). Voir Qui sommes-nous