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Une caisse coopérative qui a pour vocation la collecte d’épargne et le financement d’activités économiques par l’octroi de crédits pour tous les acteurs économiques appartenant au secteur informel et semi-informel.
© Initiatives Mali Gateway :
Noelline Darme ,
2006
Article publié le 4 octobre 2006
http://initiatives-mali.info/spip.php?article599
A- Contexte historique
Sudu Diawdi est une caisse coopérative d’épargne et de crédit. La caisse a été crée en avril 1998, à l’initiative d’un groupe de femmes chefs de micro-entreprises (marchandes de sable, couturières, teinturières) ayant choisi de se donner les moyens de développer des activités économiques. Sudu Diawdi a été classé comme coopérative mutualiste en mars 1999, conformément à la loi 94-040, régissant les caisses du Mali.
Sudu Diawdi a pour vocation la collecte d’épargne et le financement d’activités économiques par l’octroi de crédits pour tous les acteurs économiques appartenant au secteur informel et semi-informel. Elle évolue essentiellement dans un contexte urbain, à Bamako et dans ses environs. D’après le compte rendu d’activité de 2005, Sudu diawdi représente aujourd’hui plus de 2000 sociétaires, avec 142.151.993 frs CFA d’épargne et 752.791.023 frs CFA d’encours de crédits.
B- Organisation
Chaque adhérent est sociétaire de la caisse. L’Assemblée Générale, instance suprême de décision, élit un Conseil d’Administration qui délègue le pouvoir de gestion courante à une direction. Le rôle du Conseil d’Administration est de veiller au fonctionnement et à la bonne gestion de la caisse. Il est chargé notamment d’assurer le respect des prescriptions légales, réglementaires et statutaires, de définir une politique de gestion des ressources de la caisse, et de rendre compte périodiquement de son activité à l’Assemblée Générale.
Un système de contrôle interne est mis en place pour le respect des règles de gestion et de décisions. Les membres des deux organes de contrôle sont également élus lors de l’Assemblée Générale. Le Comité de Surveillance a pour charge le bon fonctionnement financier de la structure, c’est à dire de la régularité des opérations et le contrôle de la gestion. Les membres du Comité de Crédit statuent sur les conditions de versement du crédit sollicité, de la fiabilité de l’emprunteur, de la viabilité de son projet économique, ainsi que de sa moralité. Ils gèrent donc le crédit conformément aux politiques et aux procédures définies par le Conseil d’Administration.
Sudu Diawdi est aujourd’hui formé d’une caisse où sont situés la Direction et la Gestion des exploitations, à laquelle sont rattachées quatre antennes, où sont gérés les dépôts et les retraits.
C- L’équipe
Les bureaux principaux sont situés à Bamako Coura. L’équipe est composée de sept personnes. Elle se divise en deux services distincts : l’administration et de la gestion et le service crédit, ainsi qu’une caisse. Au niveau de l’administration et de la gestion, il y a une Directrice, un responsable d’exploitation et deux comptables.
La directrice est Mme Haïdara Djénéba DICKO. Elle a suivi une formation de technicien supérieur de comptabilité, ainsi que de programmes de formation mises en place par les partenaires de Sudu Diawdi (comme l’Association des Professionnels des Institutions de Microfinance par exemple) sur les procédures de recouvrement des créances, l’élaboration des états financiers et analyse financière, la gestion des systèmes de SFD (Systèmes Financiers Décentralisés) et des Institutions de Microfinances.
Le chef d’exploitation s’appelle Massa Koné. Il est titulaire d’un diplôme universitaire en droit privé des affaires et a réalisé son mémoire sur les problèmes de recouvrement des recettes fiscales au Mali. Il est responsable du système d’information de gestion et a assisté la directrice dans de nombreuses négociations avec les partenaires externes.
La Directrice et le chef d’exploitation travaillent tous deux pour Sudu Diawdi depuis sa création, c’est à dire depuis 1998.
Gaoussou Doumbia et Alou Coulibaly sont comptables. Ils veillent au bon déroulement des opérations financières, à la gestion des comptes, au suivi des remboursements. Tous deux travaillent respectivement à Sudu Diawdi depuis 2004 et 2002.
Au niveau du service crédit, Sudu Diawdi emploie deux agents de crédit depuis quatre ans, Boubacar Keïta et Nouhoum Mankirba, tous deux titulaires d’un Brevet Technicien Supérieur de comptabilité. Ils ont reçu une formation en interne vis à vis de la mise en place du dispositif de crédit, la gestion des impayés, le calcul et la fixation des taux d’intérêts.
La caisse est tenue par Kadiatou Koné, chargée de la tenue des livres comptables et des opérations internes, comme les dépôts, les retraits, l’enregistrement des remboursements.
A- L’activité d’épargne
Sudu Diawdi est une caisse d’épargne et de crédit, et permet à ses membres de détenir un compte. Toute personne est libre d’adhérer et d’épargner sur son compte. Comme le système bancaire traditionnel, des opérations courantes peuvent être effectuées, comme les dépôts à vue ou les retraits. L’adhésion représente 5.000 frs CFA, dont 4.000 de caution et 1.000 frs pour les frais liés à l’ouverture du compte. Chaque dépositaire reçoit un carnet recensant toutes les opérations réalisées par le membre comme les dépôts, les retraits, l’attribution d’un crédit, ainsi que les remboursements échelonnés.
Cette disposition permet une transparence totale vis à vis du montant disponible sur le compte, de la régularité des remboursements du crédit, pour le membre lui-même, ainsi que pour le personnel de la caisse. Cela permet de suivre pas à pas la situation financière de chaque membre.
Le montant global d’épargne de tous les membres de la caisse participe au montant des liquidités disponibles pour l’octroi des crédits. La demande de crédit de la part des membres est autorisée trois mois après la date d’adhésion, mais sans obligation d’un certain niveau d’épargne. Néanmoins, le demandeur doit posséder 20% du montant total du crédit demandé sur son compte. Ces 20% sont placés sur un compte caution par la caisse, au moment de la mise en place du crédit. Ils sont restitués quand le prêt est remboursé en totalité. Lors de l’Assemblée Générale du 17 juin 2006, les responsables de la caisse ont annoncé une augmentation de 36% par rapport à 2004, soit atteignant aujourd’hui un montant de 142,15 millions de fcfa.
B- Activités de crédits
Présentation des produits de Sudu Diawdi :
| Produits de prêts | Conditions | Durée et taux | Groupe cible |
|---|---|---|---|
| Prêt ordinaire | Avoir épargné depuis 3 mois versé un déposit de 20% présenter un projet rentable avoir une garantie sûre égale ou supérieure au montant sollicité |
20% pour durée maximum de 6 mois avec un différé éventuel de 1 à 2 mois Montant plafond : 2.000.000 fcfa Montant plancher 25.000 fcfa |
Femmes entrepreneur Membres ordinaires remplissant les conditions d’octroi |
| La commerçante | Avoir épargné depuis 3 mois versé un déposit de 10% présenter un projet rentable avoir une garantie sûre égale ou supérieure au montant sollicité |
21% pour durée maximum de 7 mois avec un différé éventuel de 1 à 2 mois Montant plafond : 2.000.000 fcfa Montant plancher 50.000 fcfa |
Femmes exerçant le petit commerce de denrées alimentaires ou autres produits de consommation. Femmes/hommes commerçant |
| L’artisan | Avoir épargné depuis 3 mois versé un déposit de 10% présenter un projet rentable avoir une garantie sûre égale ou supérieure au montant sollicité |
11% pour durée maximum de 12 mois pour le fonds de roulement et 36 mois pour le fonds d’investissement Montant plafond Fonds de roulement : 5.000.000 fcfa Montant plancher 100.000 : Montant plafond Fonds d’investissement : 18.000.000 fcfa Montant plancher 100.000 |
Artisan ou groupement d’artisan formel ou non formel exerçant un métier artisanal |
| Prêt express | être sociétaire de sududiawdi au moment de la sollicitation déposit de 30% présenter un projet rentable dont le 1er terme de paiement couvre 50% du montant sollicité présenter une garantie sans équivoque réalisable et mobilisable |
20% FLAT pour une durée maximum de 90 jours Montant plafond : 3.000.000 fcfa Montant plancher 200.000 |
Opérateurs économiques des P.M.E. Fonctionnaire salarié Commerçant dont le chiffre d’affaire dépasse 20 millions |
La mise en place des crédits
Cette démarche est composée de plusieurs étapes, indispensables au bon déroulement de la procédure. La première consiste à recueillir un certain nombre d’informations concernant le solliciteur, c’est à dire ses actuelles activités professionnelles, ses sources de revenus, sa situation familiale, son expérience dans son domaine d’activité,...ce afin de mieux percevoir les objectifs d’une demande de crédit. De plus, ce premier contact permet également d’évaluer les qualités du projet en attente de financement, sa solidité et sa faisabilité économique en terme de marché et de demande potentiels. Cette étape relève du travail des agents de crédits, entre les mains desquels passent toutes les demandes.
Ces derniers sont par la suite amenés à évaluer les garanties dont dispose le demandeur, afin de réduire les risques encourus par la caisse, en cas de difficultés de remboursement. La vérification des garanties du membres est appuyée par l’obligation par ce dernier de fournir factures ou attestation de possession des différents biens déposés en garanties auprès de la caisse. Leur valeur totale doit être égale ou supérieure au montant sollicité. Les agents de crédit participent à l’élaboration des dossiers, par des visites au domicile du sociétaire demandeur, afin d’attester de l’existence et de la disponibilité des garanties mises en jeu.
Une fois le dossier complété, la demande est transmise au comité de crédit, qui évalue à son tour de la crédibilité économique du demandeur, et donc de l’attribution ou non du crédit. Celle-ci dépend donc de l’évaluation du comité de crédit, qui tient également compte de la situation financière de la caisse, par rapport aux liquidités disponibles au moment de la demande de crédit. Il arrive que la demande aboutisse, mais que le montant accordé soit inférieur à celui sollicité. L’objectif pour Sudu Diawdi est de satisfaire le maximum de demande de financement de projets, dans le but d’impulser une certaine dynamique économique au Mali.
La procédure de mise en place du crédit a été simplifiée le plus possible, afin de répondre de façon optimale aux demandeurs de crédit, en terme de délai d’acceptation, et du versement des fonds. De plus, le travail des agents de crédits, à travers cette procédure, s’adapte au public cible étant parfois marqué par l’analphabétisme, par la traduction des documents en langue Bamanan, l’explication du processus et du système de remboursement.
Le suivi des dossiers de crédit
Le travail de suivi des dossiers représente une part importante du travail des agents de crédit. En effet une fois le crédit accordé et mis en place, tous les dossiers financiers font l’objet d’une attention particulière, vis à vis de la réussite économique des projets et de l’engagement du souscripteur à rembourser petit à petit le crédit obtenu, selon son échéancier. Le montant des échéances que chaque membre reverse à la caisse sont très régulièrement mis à jour, de façon manuelle et informatique, afin de suivre la situation financière en continu, à la fois de la caisse, et de ses adhérents.
Dans certaines situation, les agents de crédit doivent faire face aux difficultés de remboursement de leurs clients. Face à une telle situation, ils se déplacent sur le terrain, auprès des personnes ayant rencontré des problèmes, avec pour objectif de comprendre ce retard, et surtout essayer de trouver une solution, visant à répondre aux engagements respectifs des deux protagonistes, la caisse et le membre. Ce dernier ayant l’obligation de rembourser chaque échéance et la caisse de continuer à octroyer des crédits aux adhérents demandeurs. Il arrive alors pour les clients d’obtenir un certain délai supplémentaire quant au remboursement, tout en étant pénalisé pour leur retard. La pénalité représente 15% du montant restant dû.
Le secteur de l’artisanat
Les artisans bénéficient de conditions particulières dans le cadre de la mise en place d’un crédit. Un fonds spécifique est mis à leur disposition, différents de celui prévu pour les prêts ordinaires. Il s’agit d’un partenariat avec le Gouvernement malien, le Ministère de l’Artisanat qui a mis en place un dispositif de Fonds de Développement Economique en 2003. Tous les projets présentés à Sudu diawdi pour une demande de financement sont visés par l’Assemblée Permanente de la Chambre des Métiers du Mali.
Le fait de soutenir le secteur de l’artisanat par le système de microfinance permet de répondre à des enjeux auxquels les artisans doivent faire face. Les capacités de production doivent être renforcées pour améliorer la qualité et la quantité de leur production, et ainsi faire face à la demande. De plus, un soutien au financement contribue à la dynamisation du secteur par l’émulation de la concurrence et l’ouverture de nouveaux marchés.
La caisse Sudu Diawdi, en prêtant une somme d’argent à un artisan, avec l’objectif de mettre en place des activités génératrices de revenus, lui donne la possibilité de se positionner en tant que véritable chef d’entreprises. Deux sortes de prêts sont proposés, en fonction de la visée des fonds octroyés, dans le cadre du projet présenté par l’artisan. Il peut s’agir d’un fonds de roulement, destiné à couvrir les charges régulières liées à l’activité économique, comme l’achat de matières premières, les charges du personnel, les cotisations sociales, ou encore l’entretien des machines.
Le fond d’investissement est, lui, destiné à répondre au besoin d’augmentation des moyens de production. Ce besoin se traduit par la nécessité d’investir dans de nouvelles machines, plus performantes, ou une amélioration des infrastructures (surface de travail, ateliers, installations électriques,...). Au cours de l’année 2005, le dispositif Fonds de Développement Économique représentait 90% du volume de crédit accordé par la caisse, c’est à dire 500 millions de fcfa pour 389 bénéficiaires.
Le processus passe tout d’abord par la constitution d’un dossier comprenant des objectifs financiers à atteindre, un plan d’exploitation prévisionnelle et une stratégie de développement relatifs à leur activité professionnelle. Sudu Diawdi leur donne ensuite la possibilité d’exercer et d’acquérir les qualités de gestionnaire nécessaires au bon fonctionnement de leur entreprise, par de l’appui conseil en développement organisationnel en microentreprises.
A- Le secteur de la couture...
Ousmane Diarra est couturier. Il a bénéficié d’un crédit avec Sudu Diawdi, par le dispositif FDE. Ce prêt de 500.000 fr CFA a été contracté il y a un an, et arrive aujourd’hui presque à son terme. Grâce à ce crédit, Ousmane Diarra a pu développer son entreprise. Il lui a permis d’améliorer ses conditions de travail, notamment par l’aménagement de son atelier (ventilation, peintures,...) ainsi que de développer le coté marketing de son activité, par la création d’une enseigne visible, et attractive. De plus, il a pu acheter deux nouvelles machines, simple et à broder, afin de diversifier et de renforcer la qualité de sa production.
Aujourd’hui, Ousmane travaille avec cinq personnes, dont deux ouvriers et trois apprentis. Les ouvriers sont autonomes, ayant déjà une formation en couture. Il en contrôle le travail, et d’un autre coté forme les apprentis au métier de couturier. Ce prêt lui a donc permis de développer son activité, de prétendre à répondre à plus de demandes, et d’embaucher plusieurs personnes, de façon durable.
Lors de notre entretien, il a tenu néanmoins à évoquer les difficultés qu’il a parfois rencontrées à respecter le calendrier ainsi que le montant des échéances. Celle-ci s’élèvent à 59.000 fr cfa par mois, durant un an. Selon lui, ses difficultés à honorer ses engagements ne sont pas le signe d’une mauvaise volonté de sa part, mais dépendent du rendement de son activité, qui varie en fonction des saisons (la saison des pluies est moins favorable que les périodes précédant les fêtes, comme celle de Tabaski, par exemple).
Ousmane a également évoqué les pressions sociales du contexte familial, pouvant parfois se substituer aux obligations vis à vis de la caisse. Néanmoins, ce crédit lui a donné les moyens de commencer petit à petit à développer son entreprise, et d’apprendre les règles de gestion nécessaires à tout chef de micro grâce aux conseils et aux suivis réguliers des agents de crédit de Sudu Diawdi.
B- L’exploitation du sable
Un autre secteur d’activité avec lequel Sudu Diawdi travaille est celui des exploitants de sable. Depuis dix ans, Fatoumata Diallo exerce son activité sur les bords du fleuve Niger, d’où sont extraits chaque jour des milliers de mètres cubes de sable.
Les commandes viennent des particuliers ou d’entreprises de bâtiments, dont le besoin en sable est parfois considérable (construction, chantier,...). Elle a déjà contracté plusieurs prêts avec Sudu Diawdi, de différents montants allant de 500.000 fr cfa à 2 millions. Tous ont été remboursés en leur totalité, sans difficultés majeures. Les besoins de crédit de Fatoumata Diallo dépendent avant tout des commandes qu’elle a à satisfaire.
Pour une rentabilité optimale, celle-ci doit être obligatoirement égale ou supérieure à deux millions, ce qui correspondent aux coûts minimum d’extraction et de transport du sable. C’est ce fonds qu’elle obtient grâce à Sudu Diawdi, ce qui lui permet d’honorer ses engagements vis à vis du commanditaire et de réaliser des bénéfices, tout en remboursant le crédit contracté. Le profit de cette activités contribue à améliorer son niveau de vie, mais également de développer son activité par l’augmentation du nombre de salariés, de point d’extractions et l’installation de point de stockage, et ainsi de réduire les délai de livraison et les coûts de transports.
A- Développement institutionnel
Sudu Diawdi entend renforcer ses partenariats institutionnels avec la Banque Malienne de Solidarité et le Fonds de Développement Économique. La caisse contracte des prêts auprès de la BMS, afin de faire face aux demandes de crédits, supérieures au niveau d’épargne.
Jusqu’à maintenant, les montants sollicités n’étaient pas accordés en totalité. L’objectif de Sudu Diawdi serait de souscrire des emprunts sur le long terme, c’est à dire entre cinq et sept ans, pour répondre à un besoin de ressources longues. Cela permettrait à la caisse de répercuter sur les crédits qu’elle accorde des délais de remboursement plus longs pour ses sociétaires.
De plus, il est important pour la pérennisation de l’activité de la caisse de continuer et de renforcer son partenariat avec le dispositif FDE, tout en faisant preuve de rigueur quand à la prévention des impayés. En effet, 90% du volume des impayés est constaté sur le volet crédit artisanal. Il s’agit là de veiller à la bonne compréhension des uns et des autres quand à la nature du financement, et de multiplier les efforts de sensibilisation auprès des bénéficiaires et des structures d’encadrement des artisans afin d’éviter l’accroissement du volume d’impayés et accéder à la totalité des remboursements sans pour autant déclencher des procédures de recouvrement forcé.
B- Évolution
Dans une dynamique de développement constant, Sudu Diawdi s’est fixé comme objectif la pérennisation de l’activité, ainsi que l’autonomie financière. Elle doit se donner les moyens d’augmenter le niveau d’épargne et le nombres de sociétaires. Cela suppose le renforcement des actions de sensibilisation auprès de ses membres, et l’élargissement de sa zone d’activité. À terme, Sudu Diawdi prévoit d’étendre son activité dans les sous régions, par l’ouverture dans un premier temps d’une deuxième caisse dans la région de Sikasso. Ce projet nécessite néanmoins de l’investissement, à la fois humain et financier, mais représente un défi que Sudu Diawdi est aujourd’hui prêt à relever.
CACOEC Sudu Diawdi Dravela Face PMI Rue 360 Porte 380
Tel : (223) 223-14-53
sududiawdi@yahoo.fr
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