| Accueil |  Qui sommes-nous? | Liste de diffusion | Plan du site | Recherche | Accès auteurs

 

Vous êtes ici - Accueil > Informations utiles sur le développement au Mali > Partenariat et Interactions du Mali et du Monde >

Ensemble pour une participation accrue des femmes aux élections de 2007 et 2009

Rapport de l’atelier d’échange sur les outils et approches stratégiques pour une participation massive des femmes aux élections législatives de 2007 et communales de 2009 au Mali.

Article publié le 25 janvier 2007
http://initiatives-mali.info/spip.php?article786

Dans le domaine de l’appui au leadership féminin et à la citoyenneté, de nombreux outils et programmes existent. Un grand nombre d’entre eux se concentrent sur la période "avant" les élections et peu "après". Les perspectives vont dans le sens d’interventions plus larges : mise en réseau des femmes leaders, sensibilisation des groupes de populations, mentoring des élus, renforcement des canaux de communication. L’atelier a fait des recommandations quant au suivi des actions et à la coordination entre acteurs.

I. Introduction

1.1 Rappel du contexte

La participation équitable de l’ensemble des citoyens est une exigence fondamentale pour toute démocratie et une condition pour le développement durable. Le développement durable est basé sur les principes de justice et d’égalité ; toutes choses qui invitent à lever les disparités, les inégalités et les exclusions provoquées consciemment ou inconsciemment. Sa réussite passe indéniablement par une gouvernance dynamique, responsable et juste.

C’est fort de cela que, depuis la période de la transition, le Mali s’est engagé dans un processus de décentralisation et de démocratisation offrant ainsi l’opportunité à toutes les catégories d’acteurs de jouir de leurs droits, parmi lesquels le droit de briguer des postes électifs.

Aujourd’hui, malgré la volonté politique manifeste du Gouvernement du Mali, malgré les efforts considérables des partenaires techniques et financiers et de la société civile, force est de constater que, la présence des femmes parmi les élus reste faible. En 2006 on note une présence de moins de 10% de femmes à l’assemblée nationale et de moins de 7% dans les collectivités territoriales. Ces chiffres sont loin des 30% de femmes dans les instances de prise de décisions, qu’ambitionne le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, seuil critique requis en terme de capacité d’influence des femmes dans les structures et institutions. Ces chiffres sont encore loin de la « parité » prônée par les chefs d’état en 2004 dans leur déclaration solennelle.

Les élections à venir donnent une opportunité à saisir par tous les acteurs (Etat, société civile et partenaires techniques et financiers) pour contribuer de façon significative au changement de la face de la pauvreté au Mali. C’est ainsi que dans un esprit d’anticipation et de recherche de synergie, une dizaine de partenaires se sont réunis pour organiser un atelier d’échange afin de :

- découvrir et partager les expériences, les stratégies et les outils des uns et des autres dans le cadre du renforcement des femmes dans le processus électoral, que ce soit aujourd’hui où dans le passé ;
- analyser l’ensemble des contraintes à lever pour améliorer la participation qualitative et quantitative des femmes au processus politique ;
- identifier des synergies possibles et des hiatus dans l’ensemble des actions prévues à court terme ;
- identifier un mode d’organisation collective permettant d’être plus complémentaire et d’augmenter considérablement le résultat potentiel.

Le présent atelier d’échange doit être considéré comme une première étape dans un cadre d’action commune autour de la problématique. Les résultats de l’atelier devront inspirer les étapes suivantes à court et à moyen terme.

1.2 Objectifs de l’atelier

Les objectifs de l’atelier sont libellés en termes d’objectif global et objectifs spécifiques.

1.2.1 Objectif global

L’objectif global de cet atelier est de créer un cadre harmonisé d’action, entre tous les acteurs impliqués dans l’appui aux femmes avant, pendant et après les élections à venir, visant une participation d’au moins 30% de femmes au processus électoral.

1.2.2 Objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques sont entre autres :
- Partager les expériences dans le domaine de la mobilisation et de la participation des femmes aux élections,
- Définir des stratégies, espaces de synergies possibles et des actions appropriées pour plus d’effets et d’impact des initiatives visant la participation consciente de la femme au processus électoral,
- Définir les perspectives pour plus d’efficacité et d’efficience dans le processus global d’appui,
- Définir les rôles et responsabilités de chaque acteur dans ce processus,
- Favoriser l’appropriation du processus enclenché par tous les acteurs concernés.

1.3 Profil des participant(e)s

L’atelier d’échange a regroupé les représentant des Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille (MPFEF), du Ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, (MATCL) de la Direction Nationale de l’Intérieur (DNI), des Partenaires Techniques et Financiers (PTF), des Organisations de la Société Civile en particulier les Collectifs et les Coordinations, des Partis Politiques (C.f liste de participant(e)s en annexe)

1.4 Equipe de facilitation

La facilitation a été assurée par la SNV, appuyé lors des travaux de groupe par les autres membres du comité d’organisation de l’atelier (CAFO, AEN, Coopération Canadienne, DED, PACT-GTZ) et les consultantes commises pour l’étude sur l’état des lieux.

II. Méthodologie

Comme toile de fond, le programme comportait une série d’exposés suivis de questions/réponses qui avaient pour but de brosser les grandes étapes des prochaines échéances électorales et la problématique de la participation des femmes ; et de partager quelques expériences capitalisées. Les travaux de groupe étaient ensuite utilisés pour analyser les informations et faire des propositions de pistes prioritaires.

Les débats en plénière ont été limités compte tenu de l’effectif assez élevé des participants, de la variété du public et du temps relativement imparti au vu des ambitions de l’atelier. En marge des travaux de l’atelier, des stands permettaient aux différents acteurs présents d’exposer et de partager leurs outils et approches avec les autres.

III. Déroulement

3.1 La Cérémonie d’ouverture

Les cérémonies officielles d’ouverture ont été marquées par les allocutions de bienvenue de la Directrice de la SNV/Mali et le Discours d’ouverture de Monsieur le Ministre de l’administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL).

Dans son allocution, la Directrice de la SNV a mis l’accent sur l’application de la Convention des Nations Unies relative à l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF), conformément aux engagements pris par le gouvernement du Mali, notamment en favorisant l’accès des femmes aux sphères de prise de décisions concernant la vie de la nation. Elle a également rappeler le lien étroit qui existe entre l’amélioration de la participation de la femme à la vie politique et l’atteinte des objectifs du millénaire pour la développement (OMD) et la réduction de la pauvreté. La Directrice de la SNV a salué l’esprit de solidarité et d’efficacité qui ont rendu possible la réalisation de cet atelier et a rappelé le besoin de synergie entre les acteurs pour relever les défis.

Quand au Ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales (MATCL), il a rappelé les engagements pris par le Mali dans le concert des nations pour la défense des droits de la personne humaine notamment l’accès équitable de tous les citoyens (hommes et femmes) aux sphères de prise de décisions concernant la vie de la nation.

Le ministre a également rappelé les difficultés que le gouvernement rencontre dans l’application de ces conventions internationales ratifiées et a proposé des pistes de solutions pour malgré tout assurer une participation accrue des femmes à la vie publique en générale et politique en particulier. Car, selon le Ministre de l’Administration Territoriale des Collectivités Locales, la participation des femmes à la prise de décision à tous les niveaux est une exigence démocratique. La non participation ou la faible participation de la femme à la vie publique est un déficit de démocratie et une violation des principes démocratiques et des droits humains des femmes qui constituent plus de la moitié de la population malienne.

3.2 Les présentations du premier jour :

Au cours de la première journée de travail, quatre (4) présentations ont été réalisées. Ces différentes communications ont permis aux participants d’avoir une vue d’ensemble sur les échéances électorales à venir et les défis à relever pour l’atteinte des objectifs communs à tous les acteurs (Etat, Société Civile, Partis Politiques), à savoir une participation accrue des femmes à la vie publique.

Il s’agit des présentations suivantes :
- Les étapes clés des processus électoraux 2007-2009,
- L’étude réalisée par le Renforcement des Capacités des Organisations Féminines du Mali (RECOFEM) en 2006 sur les Contraintes et stratégies pour améliorer la situation de la participation des femmes à la vie publique au Mali,
- L’inventaire des actions passées, en cours et à venir dans le cadre de l’amélioration de la participation des femmes à la vie publique, réalisée dans le cadre de l’atelier d’échange et enfin
- les résultats du sondage réalisé par le Programe d’Appui aux Collectivités Territoriale (PACT) sur les obstacles et les facteurs favorables à la participation des femmes à la vie publique.

Les étapes clés du processus électoral

Monsieur Moriba SINAYOKO, Directeur National Adjoint de l’Intérieur a présenté un exposé relatif entre autres aux informations générales sur le processus électoral de 2007, les enjeux actuels, et les dates buttoirs des différentes étapes.

Il a présenté les principales étapes pour l’organisation d’un scrutin, qui sont au nombre de onze :
- L’établissement des listes électorales : du 1er octobre au 31 décembre 2006 (Art 32 à 58)
- La convocation du collège électoral : 24 janvier 2007 pour l’élection présidentielle et le 18 avril 2007 pour les élections législatives.
- La gestion des candidatures : date limites des dépôts de candidatures pour les présidentielles : 29 mars 2007 ; pour les législatives : 16 mai 2007 ; les conseillers nationaux : 5 avril 2007 ; communaux : 45 jours avant le scrutin en 2009.
- La création des bureaux de vote (Art 81- 83) d’un bureau pour un maximum de 500 électeurs, et en minimum 1 bureau dans chaque village.
- La gestion des cartes d’électeur (Art 59 - 61) : Les cartes d’électeur sont distribuées du 23 mars au 25 avril 2007.
- L’organisation des campagnes électorales : pour les présidentielles le 08 avril 2007 et 21 jours avant tout scrutin et/ou référendum.
- La mise en place du matériel et des documents électoraux.
- Recrutement, nomination et formation des agents électoraux : formation a lieu dans dix jours qui précèdent l’élection.
- L’exécution du scrutin
- La centralisation et la proclamation des résultats
- Le contentieux (Art 167).

Par rapport à l’exposé de la DNI, il a été signalé entre autres l’absence de dispositions tendant à désagréger les données sur la participation des hommes et des femmes aux élections en tant qu’électeurs/électrices et candidat(e)s.

L’étude RECOFEM

Au nom du Projet de Renforcement des Capacités des Organisations Féminines du Mali RECOFEM, M. B. Beridogo a présenté les résultats de « l’étude sur la participation des femmes à la vie publique : contraintes et stratégies pour le changement souhaité », réalisée en début 2006.

L’étude relève que la participation des femmes à la prise de décision est une exigence démocratique. Tel est l’enjeu ; cette participation doit garantir une meilleure prise en compte des problèmes de l’ensemble de la population ainsi que des problèmes spécifiques des femmes. Et au delà des instances politiques, la participation doit s’étendre à toutes les sphères de la société. L’étude classe les obstacles à la participation des femmes selon des causes sociales, culturelles, économiques, politiques, psychologiques et physiques.

Après un bref aperçu sur l’historique du niveau de participation des femmes maliennes dans les précédentes Républiques, quelques stratégies et recommandations pour une participation accrue des femmes à la vie publique ont été présentées :
- La création des conditions socio-économiques favorables à l’émergence des femmes (éducation, sensibilisation, facteurs de production, leadership, etc.)
- L’action sur les systèmes électoraux (quota, désignation et positionnement des femmes sur les listes électoraux, etc.)
- La revue du cadre législatif au profit de l’égalité des sexes
- La prise de dispositions au sein des partis politiques pour l’égalité de chances et pour assurer la participation des femmes à la vie du parti.

Les échanges après la présentation de l’étude du RECOFEM ont confirmé les contraintes et blocages relevés par l’étude.

Etude diagnostic de l’état des lieux de la participation des femmes aux élections

Les consultantes, Mmes Gakou Fanta Camara et Traoré Nassouma Soumaoro, ont présenté les résultats de l’étude diagnostic « l’état des lieux de la participation accrue des femmes aux élections : qui fait quoi ?, où ? Avec quel acteur local, stratégies et outils » ?

L’étude, qui était une initiative des partenaires engagés dans la préparation de l’atelier, et qui a concerné surtout les programmes de ces partenaires, a permis de faire quelques constats :

Les différentes visions à l’origine des interventions des acteurs rencontrés peuvent être formulées comme suit :
- La recherche de l’équité et de justice sociale
- Le besoin d’efficacité dans le développement.

La participation des femmes à tous les niveaux de la vie publique : « la démocratie a besoin de ses 2 ailes pour qu’elle soit effective ». Cela indique la nécessité de complémentarité entre l’homme et la femme.

En termes de couverture géographique, il ressort que les régions de Tombouctou, Gao et Kidal sont très peu touchées par les appuis dans ce domaine.

Si on considère le processus de participation des femmes au processus électoral en plusieurs phases avant, pendant et après les élections, on observe une concentration des actions de promotion et d’appui dans la période « avant », et très peu dans la période « après ». Les actions sont généralement conjoncturelles et de courte durée.

Il existe une multitude d’outils et de supports, en forme de cassettes audio-visuelles, pièces de théâtre, affiches, livrets, boîtes à images et modules de formation, dans le domaine de la promotion du leadership féminin et de la citoyenneté.

Beaucoup d’efforts sont investis dans les activités de type formation ou IEC, et très peu d’appui va en direction des actions de plaidoyer lobbing. Les stratégies appliquées par les différents acteurs se ressemblent. Là où les informations sont disponibles, les résultats des appuis sont encourageants.

Par ailleurs, il s’est dégagé de l’analyse des consultantes des stratégies innovatrices qui ont donné de bons résultats telles que le "mentoring" et le réseautage avec le projet WING de Winrock International au Mali, les fora et le théâtre avec le projet PAAD de Helvetas.

Dans les perspectives, il y a beaucoup d’intérêt chez les partenaires pour aller plus en synergie avec les autres et pour développer des programmes de plus longue durée dans le domaine de l’appui à la participation des femmes à la politique.

Des fonds importants sont destinés à appuyer le processus électoral en 2007, mais pour l’instant il n’y a pas d’enveloppe spécifique pour l’appui aux femmes. Les consultantes ont proposé une réflexion sur les critères d’utilisation de ces fonds, en faveur des actions spécifiques d’appui à la participation des femmes.

Sondage et stratégie d’intervention avec le PACT

Au cours du mois d’octobre 2006, le PACT/GTZ a mené un sondage dans ses zones d’intervention (Kati, Koulikoro, Macina, Baraoueli et Ségou) sur les femmes et la politique, en vue de l’élaboration d’une stratégie d’appui technique visant à une participation plus active et plus large des femmes dans la vie politique de leurs Collectivités Territoriales.

La consultante, Mme Sy Haoua Coulibaly chargée du travail, a présenté les résultats les plus saillants. L’étude constate une méconnaissance des droits élémentaires et un manque de confiance en soi chez les femmes, et une perception d’incapacité politique des femmes chez les hommes. A part les facteurs qui bloquent et qui rejoignent ceux mentionné par l’étude du RECOFEM, l’étude a cherché les facteurs de réussite pour celles qui se trouvent aujourd’hui dans les positions de conseillères communales : il s’agit notamment de l’appui du mari, du soutien des autres femmes, et de la persévérance et l’engagement des femmes elles-mêmes.

Pour la stratégie d’appui technique, l’étude du PACT envoie vers une approche large. En plus de la sensibilisation et la formation, la consultante propose entre autres : la mise en réseau des femmes leader, la sensibilisation des hommes, le mentoring des élues, le renforcement des canaux de communication...

3.3 Les travaux de groupe première session.

Après les différentes présentations et les questions/réponses, les participant(es) ont été regroupés en cinq groupes de travail. Sur la base des résultats de l’Etude de RECOFEM et l’Etat des lieux des appuis, les groupes se sont penchés sur le questionnement suivant :
- Comment les actions en cours et planifiées correspondent aux éléments soulevés par l’étude ?
- Identifier les lapsus sur le plan thématique et/ou géographique
- Formuler des recommandations.

De ces travaux de groupe, quatre types de contraintes/ obstacles à la participation des femmes à la vie publique ont été retenus : les contraintes socio-culturelles, économiques, politico institutionnelles et géographiques.

Si les trois premiers portent sur toutes les cibles, les contraintes géographiques concernent à moindre mesure Kayes et de façon prononcée les 3 régions nord du Mali.

La synthèse des résultats des travaux de groupe en session 1 a donné le tableau suivant :

Tableau : Synthèse des travaux Session N°1

Contraintes Actions Recommandations
1 Sociales et culturelles - Sensibilisation/ information des différents groupes concernés (ruraux et urbains) litiques Collectivités, Administration, OSC, jeunes, femmes,
- Formation : technique de vote, éducation civique, leadership
- Education des filles, Observation des élections,
- Visite d’échange entre femmes leaders du Nord et Sud du Mali,
- Parrainage/Mentoring,
- Élaboration et mise à disposition d’outils/Guides pratiques,
- Faciliter les démarches administratives pour les candidates
- Mise en place d’un programme d’amélioration de la participation des femmes aux élections de 2007-2009.
- Les efforts de sensibilisation et de formation doivent être pérennisés ;
- Conduite/Renforcement des actions spécifiques envers les jeunes pour leur éveil politique ;
- Renforcement de l’éducation à la citoyenneté avec des méthodes émancipatrices pour les femmes ;
- Les partis politiques doivent former leurs militant(es) ;
- Amélioration du positionnement des femmes sur les listes de candidature ;
- Appui spécifique/renforcement des capacités aux femmes élues ;
- Développement des alliances stratégiques ;
- Renforcement de la solidarité entre les femmes Création d’un centre de formation des femmes leaders Changement de mentalité et de comportement de tous les acteurs pour la promotion des femmes en politique ;
- Mobilisation de tous les acteurs ; Evaluation des résultats ;
- Élévation du niveau de formation des femmes ;
- Promotion de la persévérance dans les actions des femmes
2 Économiques - Formation sur les Activités Génératrices de Revenus
- Montage et gestion des Projets et micro- entreprises
- Micro crédit/Appui en équipement
- Financement des candidatures féminines
- Création d’un fond d’appui spécifique pour les candidates/accompagnement/ Suivi ;
- Désagrégement des fonds alloués aux élections ;
- Renforcement des capacités financières des femmes candidates ;
- Appuyer les partis politiques qui ont plus de femmes candidates et en bonne position 1H/1F
3 Politiques et institutionnelles -Lobbying/ plaidoyer pour : l’accès des femmes à la terre productrice ; le quota ; la révision du découpage territorial
- Renforcement des capacités institutionnelles des organisations de femmes :
Développement des organisations ; Mise en réseau
- Désagrégement du taux de participation aux élections (Homme/femmes) ;
- Mise à jour des statistiques sur les femmes dans le processus électoral ;
- Renforcement du plaidoyer pour le quota/parité 50/50 ;
- Mise en place d’un mécanisme de suivi et de capitalisation des actions
Une meilleure implication des bénéficiaires dans les processus d’élaboration des stratégies pour leur grande participation ;
- Clarification des rôles de la société civile et des partis politiques ;
- Ramener la question de la participation au niveau politique (dans les partis) ;
- Nomination des femmes compétentes à des postes des responsabilités ;
- Création d’un réseau de femmes élues...
4 Géographique - Plaidoyer pour la révision du découpage territorial dans le cadre de la décentralisation - Renforcement des actions dans les régions Nord et autres zones défavorisées du pays ; Une plus grande synergie pour une meilleure couverture nationale

3.4 Le marché à outils

A la fin de la première journée, les organisations qui avaient souhaitées ont exposé leurs outils et supports concernant leurs actions d’appui dans le domaine de la participation des femmes à la gouvernance. Il y avait des stands notamment de l’USAID, de HELVETAS, de NDI et de la SNV Mali. Les participants ont pu recevoir ou commander des affiches et des livrets. Ils ont également eu l’opportunité d’échanger, avec les exposants, d’amples informations et souvent d’exprimer leur intention de garder le contact avec lesdites structures pour le futur.

3.5 Les présentations de la deuxième journée

A l’image de la première journée, le jour 2 de l’atelier a été consacré à des présentations et travaux de groupes. Les deux présentations réalisées portaient sur deux cas d’appui à l’amélioration de la participation en général(PNEC) et celle des femmes en particulier (Helvetas) toutes deux suivies de questions et réponses d’éclaircissement.

Education à la citoyenneté

Monsieur Cissouma du MATCL, Coordonnateur du Programme National d’Education à la Citoyenneté PNEC, a dans son exposé expliqué le problème de fond auquel le PNEC cherche entre autres à remédier : la faible participation des citoyens et des citoyennes à la gouvernance démocratique. A travers la vidéo mobile, les boîtes à images, les mariages collectifs, les émissions radio et télévisés, le PNEC s’adresse en premier lieu aux plus pauvres des maliens, qui sont les jeunes et les femmes.

Le PNEC est un véritable effort de collaboration entre différents départements ministériels (MATCL, MPFEF, CDI, Ministère de la Jeunesse et des Sport (MJS), Ministère de l’Education Nationale (MEN) et Ministère de la Justice (MJ)) et partenaires financiers (Pays-Bas, PNUD, Canada, UNICEF, USAID, Centre for Ci Vic Education). Démarré en fin 2004 avec l’élaboration du programme et en début 2006 avec la conception et la production des supports, il est entré dans sa phase opérationnelle en septembre 2006 et devrait s’achever en février 2007.

Le programme prendra fin en février 2007 et cela pour d’une part éviter le chevauchement entre le PNEC et les élections et d’autre part éviter la récupération par les politiques en se servant de leur partenariat (exemple agents d’ONG futurs candidats).

Les quatre grands thèmes des campagnes d’information sont la décentralisation, l’Etat civil, la citoyenneté et les élections. Les activités d’animation de masse autour des boîtes à images, des vidéos et des sketches seront entreprises par des animateurs spécialement formés sur tout le territoire malien.

Expérience de Helvetas dans la région de Sikasso

Monsieur Ibrahima Sylla a présenté l’expérience de Helvetas dans la région de Sikasso, particulièrement axée sur une meilleure participation des femmes à la vie politique et publique dans leur zone. Le programme a été mis en oeuvre entre 2002 et 2004 dans 50 communes des Cercles de Bougouni, Yanfolila et Kolondiéba. Le plan d’action visait la modification de la perception des hommes et des femmes de la zone d’intervention du programme, par rapport à la place de la femme dans la participation à l’exercice du pouvoir. Pour cela, une stratégie à plusieurs niveaux était développée :
1. l’acceptation de la femme comme actrice politique ;
2. le renforcement des capacités des femmes (techniques et psychologiques) pour l’exercice du pouvoir ;
3. la mobilisation des femmes pour leur participation effective.

Le processus a eu un certain nombre de résultats impressionnants. En 2002 une femme a été élue député pour Yanfolila. De 17 femmes élues en 1999, le nombre a évolué vers 55 en 2004, dont 5 ont trouvé la place dans le bureau communal. Il est intéressant à noter que, que bien que 81% des femmes élues en 2004 soit alphabétisées, seulement 44% a obtenu le Certificat d’Etudes Primaires (CEP).

Les leçons que Helvetas tire de son expérience sont les suivantes :
- le changement de comportement comme objectif à atteindre doit s’inscrire dans le moyen et le long terme ;
- l’information, la sensibilisation et la formation sont utiles et peuvent venir à bout de pratiques populaires indésirables même les plus profondes ;
- Il est important de prendre son temps pour choisir ses partenaires de la société civile et de développer ce partenariat surtout avec des personnes volontaires et réellement motivées ;
- Un accompagnement soutenu et durable peut contribuer à réduire le fossé entre les sexes dans l’exercice du pouvoir même en milieu rural. Il faut seulement pour cela, la volonté et les moyens.

3.6 Travaux de groupe deuxième session

Le deuxième jour, les deux présentations ont été précédées par la restitution des résultats des travaux de groupe un (1) et suivies par les travaux de groupe deux(2).

Après avoir entendu toutes les 2 présentations, cinq nouveaux groupes ont été constitués pour affiner le travail de la veille et pour converger vers une vision commune sur les stratégies nécessaires à partir de ce moment dans le court et moyen termes.

Chaque groupe avait pour mandat de prioriser les recommandations sorties de la première session de travaux de groupe, de proposer des combinaisons d’acteurs indiqués pour réussir la stratégie proposée, et de jeter les idées par rapport à la formule de coordination/suivi des résultats de cet atelier.

Les travaux des groupes ont été présentés et commentés en plénière, avant de demander aux rapporteurs et présidents des groupes d’en faire une production commune, qui serait lue à la cérémonie de clôture, et qui serait la base pour la poursuite du processus après l’atelier.

Tableau : La synthèse des travaux session 2 :

Problématique Recommandations ACTEURS
Toutes 1-Mise en place 1 programme d’amélioration pour la participation des femmes aux échéances 07 et 09 PTF
Sociale et culturelle 2. Pérennisation des actions d’info/sensibilisation/formation Etat, OSC, PP
Sociale et culturelle 3. Conduite des actions spécifiques envers les jeunes pour leur éveil politique et civique Etat,PP, OSC, CT, PTF
Sociale et culturelle 4. Appui spécifique/renforcement des capacités des femmes élues Etat, OSC, PTF,PP
Politique et institutionnelle 5. Amélioration des positionnements des femmes sur les listes électorales Etat- OSC-PTF- P.P
Sociale et culturelle 6. Développement des alliances stratégiques OSC, P.P
Sociale et culturelle 7. Mise en place d’un mécanisme de SE et de capitalisation des actions Etat -OSC-PP-PTF
Sociale et culturelle 8. Renforcement du plaidoyer pour le quota 50/50, le non payement d’une somme pour le positionnement des femmes Etat- PTF-PP
Economique 9. Création d’un fonds spécifique pour les femmes/accompagnement et de suivi OSC-PP-PTF
Géographique 10. Renforcement des actions dans les régions du Nord et autres zones défavorisées Etat -PTF-OSC-PP

3.7 Suivi et recommandations

Pour le suivi/coordination des recommandations, il est proposée de mettre en place un Comité National de Suivi avec pour mandat le :

- Suivi des recommandations du présent atelier,
- Élaboration et suivi d’un programme décentralisé d’amélioration de la participation des femmes aux élections,
- Plaidoyer et mobilisation des ressources financières,
- Impulsion de politiques, des stratégies et de capitalisation visant à améliorer la participation des femmes à la vie publique,
- Organisation d’un atelier d’évaluation après les élections,
- Mise en place des antennes régionales.

L’atelier a également proposé la Composition du comité de suivi des recommandations issues des travaux :
- Gouvernement
- Partenaires techniques et financiers (PTF)
- Organisations de la société civile
- Cadre de concertation des femmes des partis politiques (CCFPP)
- Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires du Mali (REFAMPM).

Par ailleurs, l’atelier recommande de :
- Dynamiser le Cadre de concertation gouvernement partis politiques en prenant en compte la participation des femmes,
- Créer un Cadre de concertation gouvernement société civile et PTF par rapport à la participation des femmes.

Il convient de noter qu’hormis ces cadres dégagés par les travaux de groupe, il existe également le cadre de concertation des PTF sur la gouvernance et le comité de donateurs Femme et Développement (COFED) piloté par le PNUD.

IV Questions de fonds ressorties des débats :

Après les différentes présentations des groupes, des questions de fond et des commentaires ont été enregistrés en ces termes :

- L’argent ne doit pas être au centre des affaires en matière politique ; autrement dit il faut que les femmes se battent dans les partis politiques pour que le positionnement sur les listes de candidatures soit établi n’ont pas en fonction des contributions ou moyens financiers des candidats du parti, mais en fonction de leurs engagements. Toutes choses qui s’imposent pour sauvegarder notre jeune démocratie,
- Sensibiliser les hommes pour une plus grande participation des femmes à la vie publique,
- La stratégie de pérennisation de l’éducation à la citoyenneté doit être envisagée à travers l’atelier,
- L’amélioration du taux de vote constitue le problème et des hommes et des femmes,
- Les partis politiques peuvent jouer un grand rôle dans l’amélioration de la participation des femmes à la gestion des affaires publiques,
- Il faut la solidarité entre femmes et la collaboration avec les hommes,
- Il existe assez de partenaires financiers mais il est important que le processus d’appui couvre toute la filière des élections (avant, pendant et après)

V Conclusion

L’atelier est venu au bon moment. L’engouement autour de l’atelier atteste de la pertinence du thème à un moment aussi crucial : en 2007 le Mali s’apprête à vivre une année doublement électorale avec des élections générales présidentielles et législatives. Les élections communales arriveront très rapidement en 2009, d’où le besoin d’anticipation des actions pour ces échéances également.

Il a été un véritable espace d’échange dans les plénières et expositions, mais aussi et surtout dans les travaux de groupes, entre différents acteurs : état, collectivités décentralisées, société civile, partis politiques, partenaires techniques et financiers. Aussi la mise en commun des outils et stratégies a permis d’ors et déjà d’éclairer les participants sur les approches qui peuvent porter fruits dans le court, moyen et long terme.

Enfin la solidarité et la synergie des actions doivent prévaloir pour une réussite durable dans la quête pour l’accès des femmes aux postes de prises de décisions en générale et élective en particulier. Il est apparu clairement le besoin de mise en commun des efforts à tous les niveaux. Pour se faire les rôles des acteurs doivent être identifiés et définis de manière consensuelle afin d’éviter les duplications dans les mêmes zones, tandis que d’autres zones restent non couvertes.

Il est impératif de mettre en oeuvre les recommandations faites pour la consolidation de la démocratie malienne et du développement durable.

ANNEXES

Annexe 1 : Termes de référence

« Vers une participation accrue des femmes aux élections de 2007 et 2009 » - Termes de références
« Atelier d’Echange sur les outils et approches stratégiques pour une participation massive des femmes aux élections législatives de 2007 et communales de 2009 »

I. Contexte et justification :

La participation équitable de l’ensemble des citoyens est une exigence fondamentale pour toute démocratie et une condition pour un développement durable. Dans le contexte malien, les divers acteurs peuvent faire de cette participation équitable une réalité s’ils mettent en commun leurs abondantes expertises, leurs expériences et leurs ressources.

Fort ce cette conviction, et dans un esprit d’anticipation et de recherche de synergie par rapport aux élections futures, législatives de 2007 et communales de 2009, l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV Mali) a pris l’initiative de stimuler la mise en place d’un cadre d’échange regroupant une dizaine de partenaires techniques et financiers et leurs partenaires locaux.

L’objectif de cette dynamique est d’accroître, dans un cadre harmonisé de réflexions et d’actions, entre tous les acteurs impliqués dans l’appui aux femmes pour leur participation à la vie politique, les résultats et l’impact de leurs projets/programmes.

Une telle initiative ne peut être viable que si elle est soutenue financièrement. Aussi, le PACT, le DED, l’AEN, ASDI et la SNV ont-ils accepté de financer l’étude préliminaire et la tenue d’un atelier. Le financement des actions qui seront issues de l’atelier fera l’objet de négociation entre les parties prenantes.

Tous les membres du cadre de concertation ont pour mission de promouvoir une société où tous les individus poursuivent en toute liberté leur propre développement. La réalisation de cette mission se fait à travers l’appui conseil, le renforcement des capacités des acteurs étatiques, ceux du secteur privé et de la société civile. Il s’agit d’une combinaison de développement organisationnel et institutionnel avec l’appui thématique dans les domaines de pratiques suivantes : une gouvernance locale proactive et responsable, l’accès des pauvres au secteur économique, la gestion des ressources naturelles, l’équité sociale, interculturelle et de genre. Dans leurs actions, les domaines de la gouvernance, la décentralisation et la démocratie locale en constituent les piliers.

Dans leurs partenariats avec des organisations maliennes et des structures étatiques, le rôle de ce réseau est celui de catalyseur. Catalyseur des énergies et potentialités internes aux organisations et structures étatiques afin qu’elles puissent relever les défis que leur pose leur environnement. En tant que tel, le résultat de la contribution de ce réseau peut se mesurer en termes d’offres d’opportunités ou de capacités renforcées des acteurs à faire leurs propres choix et d’influencer leur propre développement.

Le réseau a pour ambition, à travers ce partenariat d’influencer sur le long terme, les causes profondes de la marginalisation des femmes. Dans ce cadre, il est apparu une nécessité d’actions et de stratégies anticipatoires pour le soutien à l’amélioration de la participation des femmes aux élections législatives 2007 ou communales 2009.

En effet, les élections à venir, donnent une opportunité à saisir par tous les acteurs (Etat, société civile et PTF) pour contribuer de manière significative au changement de la face de la pauvreté au Mali et à créer un espace favorable à l’éclosion d’actions de développement notoires. Jamais le besoin d’actions collectives n’a été aussi évident, tant les forces et capacités des acteurs concernés sont diverses, mais complémentaires en matière d’appui à la participation des femmes aux processus de prise de décisions au niveau politique.

En ce moment stratégique, il est important de disposer d’informations sur chaque acteur : ses outils et approches, et rechercher le lien synergie à établir pour avoir un impact plus important sur la réduction des inégalités.
C’est pourquoi à la veille des élections de 2007 et de 2009, il y a un besoin réel de se retrouver pour chercher des réponses aux questions suivantes :
- quels sont les différents intervenants dans le domaine de l’appui à la participation des femmes aux élections ?
- où intervient quel acteur, avec quelle stratégie et quels outils ?
- quels sont les résultats obtenus avec les différents outils déjà utilisés ?
- quelles sont les limites et les aspects positifs des différentes stratégies jusqu’ici utilisées ?
quelles stratégies/actions supplémentaires il y a lieu d’impulser, pour garantir davantage l’atteinte des résultats.

A cet effet, un atelier est envisagé au cours du mois de novembre.

II. Les objectifs :

Objectif global de l’atelier : L’objectif global de cet atelier est de créer un cadre harmonisé d’action, entre tous les acteurs impliqués dans l’appui aux femmes avant, pendant et après les élections à venir, visant une meilleure participation des femmes au processus électoral.

Les objectifs spécifiques sont entre autres :
- Partager les expériences dans le domaine de la mobilisation et de la participation des femmes aux élections,
- Définir des stratégies, espaces de synergies possibles et des actions appropriées pour plus d’effets et d’impact des initiatives visant la participation
- consciente de la femme au processus électoral,
- Définir les perspectives pour plus d’efficacité et d’efficience dans le processus global d’appui,
- Définir les rôles et responsabilités de chaque acteur dans ce processus,
- Favoriser l’appropriation du processus enclenché par tous les acteurs concernés.

Parmi les résultats attendus de cette rencontre il faut retenir :
- Tous les acteurs concernés ont une vision partagée des défis à relever dans le cadre de la problématique de l’amélioration de la participation des femmes aux élections législatives 2007 et communales 2009,
- Les facteurs de blocage de la participation de la femme au processus électoral sont identifiés,
- Les stratégies planifiées pour améliorer le positionnement des femmes sur les listes électorales et les accompagner sont analysées,
- Un cadre est mis en place en vue de produire un document de programme y compris le budget pour soutenir et compléter les dynamiques en cours,
- Des engagements sont pris pour la mise en place d’un cadre stratégique d’actions comprenant les actions manquantes,
- Un plan d’action définissant les rôles de chacun dans les processus d’appui est élaboré.

III. Méthodologie contenu :

La méthodologie comporte trois grandes étapes, soit :
la préparation d’un inventaire des expériences au niveau des acteurs par des facilitateurs/Consultants ;
La tenue de l’atelier d’échanges et de concertations va privilégier une approche participative et s’appuiera sur les connaissances des participants. Placé sous la responsabilité de 2 (deux) facilitateurs, des communications suivies de débats, des travaux en groupe restreints sanctionnés de restitutions et synthèses en plénière, constitueront les principaux axes de l’atelier.
La finalisation des documents et le suivi des actions sera assuré par un comité restreint choisi par l’atelier afin d’élaborer des actions prioritaires en plénière pour ensuite passer à des plans d’actions avec l’approbation du réseau.

Les communications lors de l’atelier porteront sur :
- Une présentation de l’analyse du contexte de la problématique de la participation des femmes aux élections en générale et celles de 2007-2009 en particulier ;
- Une présentation du PNEC ;
- Une présentation du résumé des expériences des participants par les facilitateurs ;
- Une présentation du PACT sur l’enquête menée à Bamako et dans la 2ème et 3ème régions sur les facteurs promoteurs/inhibiteurs de l’entrée des femmes en politique ;
- Une présentation de Helvetas ;
- Une présentation de RECOFEM.

Les travaux de groupes porteront sur :
- L’analyse des forces et faiblesses des stratégies des différents acteurs concernés, des synergies existantes et/ou potentielles ;
- Les propositions de mécanismes pour l’élaboration et la mise en oeuvre du programme à établir ;
- Elaboration d’un plan de suivi des actions futures prioritaires, qui par la suite seront opérationnalisées par le Comité restreint.

IV. Dispositions pratiques :

Une période est retenue pour les discussions avec les Partenaires Techniques et Financiers. Du suivi de ces discussions sortira l’agenda de l’atelier et la liste des participants. L’atelier s’étalera sur 2 (deux) jours et regroupera des participants venant des structures suivantes :
- Le Ministère de l’Administration Territoriale et de Collectivités Locales (MATCL),
- La Direction Nationale de l’Intérieur (DNI),
- La Direction Nationale des Collectivités territoriales(DNCT)
- Le Programme National d’Education à la Citoyenneté (PNEC)
- Le Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille MPFE,
- la Direction Nationale de la Promotion de la Femme (DNPF)
- le Projet de Renforcement des capacités des organisations Féminines du Mali (RECOFEM),
- Le Programme d’Appui au Renforcement de l’Equité Homme femme pour la lutte contre la Pauvreté et la Promotion d’une bonne Gouvernance (PAREF),
- L’Association pour le Progrès et la Défense des droits des femmes (APDF)
- Le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires du Mali (REFAMP)

Les organisations faîtières concernées :
L’Association des Municipalités du Mali (AMM),
Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali( CAFO),
Le Conseil National de la Société Civile (CNSC),
Le Groupe Pivot Droit et Citoyenneté des Femmes (GP DCF),
Le Secrétariat de Concertation des organisations Non Gouvernementales Maliennes (SECO-ONG),
La Fédération Nationale des femmes rurales (FENAFER),
Le réseau d’Associations d’Appui à l’Epanouissement de la Femme Yiriba Suma...

- Les Partenaires Techniques Financiers (PTF) engagés pour le programme (Ambassade de Pays Bas, Ambassade du Canada, Helvetas, PACT, DED, AEN, Union Européenne, ASDI, PNUD, SNV, ARIANE, Winrock International, USAID, National Democratic Institute (NDI), PGP, AKDN,...)

Annexe 2 : Programme

Proposition de calendrier des travaux 14, 15 novembre 2006

Horaires Activités
Jour 1
8h30 - 8h45 Installation des invités
8h45 - 9h00 Installation des officiels
9h00 - 9h30 Cérémonie officielle d’ouverture :
Allocutions de :
- Madame la Directrice de SNV Mali
- Excellence, Madame Le Ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille (MPFEF)
- Excellence, Monsieur le Ministre de la l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL)
9h30- 9h35 Pause retrait officiels
9h35- 9h45 Introduction
9h45- 10h05 Communication Direction nationale de l’intérieur sur le contexte des processus électoraux
10h05 - 10h45 Etat des lieux sur l’appui à la participation de la femme à la vie publique/politique par les consultantes
10h45 - 11h15 Pause café
11h15 - 12h15 Travaux de groupes, session N°1
12h15 - 13h15 Restitution et synthèse travaux de groupe
13h15- 14h30 Pause déjeuner
14h30 - 15h00 Etude sur la participation des femmes à la vie publique (RECOFEM)
15h-15h30 Présentation Etude facteurs/inhibiteurs de l’entrée des femmes en politique (PACT)
15h30- 16h30 Marché des outils et stratégies
16h30 Fin de la journée
Jour 2
8h 30 - 9h45 Restitution travaux de groupe N°1
9h45 - 10h45 Communication PNEC
10h45 - 11h00 Pause café
11h00 - 11h30 Communication Helvetas
11h30 - 13h15 Travaux de groupes session N°2
13h15 - 14h30 Pause déjeuner
14h30 - 15h00 Restitution en plénière travaux de groupes session 2
15h00 -15h30 Proposition de Synthèse des travaux
15h30 - 16h Marché des outils et stratégies
16h - 16h30 Clôture et fin des travaux

Annexe 3 : Liste des participant(e) s

Liste des participant(e)s à l’atelier d’échange sur les outils et approches stratégiques pour une participation massive des femmes aux élections législatives 2007 et communales 2009...

Nom et Prénom Structure
1 Mme Koné Rokiatou Cissé FENAFER
2 Bintou Nimaga Helvetas
3 Mlle Traoré Cathérine Pact-GTZ
4 Fatoumata Coulibaly Sahel 21
5 Kanalla Elisath DED
6 Djingareye A Maïga ONG GRAIP
7 Mme Ouedrago Nagnouma Doumbia MATCL
8 Karamoko Touré LEAD-Mali
9 Bintou Sanakoua REFAMP-Mali
10 Mme Cissé Haoua Diallo COFEM
11 Mme Tall Rokiatou Touré Bu. Nat CNID FY Ton
12 Mme Coulibaly Awa Keïta PACT
13 Sirandou Diallo Helvetas
14 Mme Touré Kadiatou Maïga PACT
15 Baba Diabaté AEN
16 Mme Danioko Fanta Nia REFAMP-Mali
17 Ibrhahim Diallo Programme ARIANE
18 Anne Keïta Prog ARIANE
19 Mme Coulibaly Salimata Diarra CNSC
20 Mme Maïga Hadja Touré U.G.M
21 Fatoumata Tangara Yiriba SUMA
22 Fily Diallo Coumbéré SNV-Koulikoro
23 Fanta Camara Gakou Consultante indépendante
24 Mme Dembélé Fanta Diallo AFPPM
25 Mme Diabaté Kadiatou Samaké CAFO
26 Mariam Sacko AFPPM
27 Mamadou Malick Sow RECOFEM
28 Augustin Cissé PPRCPP
29 Elmoctar B Touré DNCT/MATCL
30 Abdoulaye Sidibé CEPIA
31 Ahmed Sekou Diallo Seco-ONG
32 MmeRokiatou Ndiaye Keïta CC Femmes Partis Polit
33 Mme Mariko Korotoumou Thera CCFPP
34 Mme Korotimy Thera CCFPP
35 Dogodiouga Dolo Alphalog
36 Mme Diané Mariam Koné CNDIFE
37 Mme Touré Kadidia Dienta USAID
38 Mme Kanté Dandara Touré DNPF
39 Mme Bengston Camilla ASDI
40 Mme Maïga Zeïnabou Haïdara ASDI
41 Mme Fatou Cissé AEN
42 Mme Traoré Nana Sissako GP/DCF
43 Mme Samaké Fatoumata Démé Helvetas /PAAD
44 Fatoumata Coulibaly URD/BKO
45 Younoussou Tangara CARE Mali
46 Marianne Opheim Aide à l’Eglise Norgienne
47 Aminata Simbara PGP/BKO
48 Moussa B Diallo CR.ONG koulikoro
49 Youssouf Traoré CNOP/Mali
50 Mme Traoré Djénéba Doumbia FENASCOM
51 Assitan Diallo PAREFH 2/PNUD
52 Diallo Orokiatou Kouyaté DRPFEF
53 Mariam Diawara DEMESO
54 Mme Dembélé Nabimtou Diawara Espoir 2002 MPR
55 Mme Adiawiakoye Kadidia Bocar Antenne AMADE Tombouctou
56 Mme Nina Walet Intalou Conseillère Municipale
57 Mme Fatma Inaweley CAFO Kidal
58 Mme Baye Kadiatou Keïta APDF
59 Mme Dembélé Hawa Sao Cissé CCA/ONG
60 Mme Traore Nassouma Soumaoro Consultante/CEDREF
61 Guimond Alexandre Ambassade du canada
62 Mme Sylla Mah Kanté Caucus AMM
63 Mme konaré Fatoumata Touré CAFO
64 Mme Camara Kama Sakiliba OPF
65 Mme Diarra Kadiatou Thiam CADEF
66 Mme Diawara Ariane Marie Sangaré RDL
67 Mme Bamba Aoua Kassambara Assemblée nationale
68 Bouaré Bintou Founé Samaké Wildaf
69 Abdoulaye Ramatou NDI
70 Colonel Youssouf traoré ACC
71 Mme Néné Soukouna AMM
72 Djiré Mariam Diallo REFCOM
73 Mme Sy Haoua Coulibaly APLEF
74 Mme Cissé Minata Diarra Député AN
75 Mme Bintou kanté SUCO
76 Bréhima Béridogo Consultant
77 Mme Cissé Haoua Diallo COFEM
78 Mme Tall Rokiatou Touré CNID
79 Bintou Sanakoua REFAMP
80 Karamoko Touré LEAD Mali
81 Mme Coulibaly Awa Keita PACT
82 Sirandou Diallo Helvetas
83 Doumbia Moussa Helvetas
84 Ibrahima Sylla CSage Sarl
85 Mme Diarra Kadiatou Samoura MPFEF
86 Mme Fatoumata Maiga DED
87 Mme Keita Assa Souko SNV Mali
88 Renée Osté SNV Mali
89 Souleymane Sana SNV Mali
90 Mme Haidara Maimouna Action Citoyenne pour la démocratie
91 Binta Bocoum Guintan
92 Fanta Diallo Bamakan
93 Fanta Dienta Kabako
94 Cheick Traoré Befo
95 Mohamed Diakité Humanité
96 Mohamane Cissé Le Royal
97 Jean P James Canard déchaîné
98 Seydou Sylla Benkan
99 Seydou O Traoré Djekafo
100 Modibo S Keita Bandjo
101 Sibiri Traoré Tabalé
102 Mariétou Konaté Soir de Bko
103 Boucary Assou Le Republicain
104 Boubeye Maiga Essor
105 Kassim Traoré Kledu
106 Adama Tangara(Chef d’équipe reportage) ORTM
107 Yassin N’Daw FR3

Annexe 4 : Discours

Discours d’ouverture de la Directrice de la SNV Mali
Mme Sonja Van Den Graaf

Excellence, Monsieur le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales,
Excellence, Madame le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Institutions et Agences de coopération bilatérales et multilatérales, Organisations Non Gouvernementales Internationales et Nationales
Chers invités,
Mesdames, Messieurs

Bonjour,

C’est un grand plaisir pour moi de prendre la parole au nom de tous les partenaires mobilisés pour de cette initiative, pour vous souhaiter la bienvenue à cette rencontre du donner et du recevoir autour de la participation des femmes aux prochaines échéances électorales 2007 et 2009.

La Convention des Nations Unies sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF) réaffirme le principe de l’égalité en demandant aux états de prendre - et je cite - « toutes les mesures appropriées, y compris législatives, pour assurer le plein épanouissement et le progrès des femmes en vue de leur garantir l’exercice et la jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales sur la base de l’égalité avec les hommes ». Le Mali a ratifié la CEDEF sans réserve, le 10 septembre 1985, il y a donc vingt ans.

Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, tel le troisième des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) auxquels a souscrit le Mali en septembre 2000.

L’année 2007 sera une année doublement électorale avec les élections générales présidentielle et législative. Ces élections seront suivies en 2009 des élections communales.

La participation équitable des femmes à la vie publique est un droit fondamental pour toute démocratie et une condition pour un développement durable. Fort de cette conviction, dans un esprit d’anticipation et de synergie d’actions, l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV Mali) a pris l’initiative de rassembler les divers acteurs. Ces acteurs (Etat, Société Civile et partenaires techniques et financiers) s’investissent tous, d’une manière ou d’une autre, pour une plus grande participation des femmes dans les instances de prise de décisions.

Pendant deux jours, un état des lieux et les résultats de quelques études et expériences pertinentes devront nous permettre de faire le point sur Qui fait Quoi, Où et Avec Qui, afin de nous projeter ensemble pour relever le défi d’un minimum de 30% de femmes élues lors des échéances prochaines.

Cet atelier a pu voir le jour grâce à l’action conjuguée du gouvernement de la République du Mali à travers les Ministères de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille et de l’Administration territoriale et des Collectivités Locales, des acteurs de la société civile, notamment la CAFO et d’un groupe de partenaires techniques et financiers du Mali dont :
1.La Coopération Néerlandaise
2.La Coopération Canadienne
3.L’Agence Suédoise pour le Développement Internationale ASDI
4.La Coopération Allemande PACT/GTZ et DED
5.L’Union Européenne - Ariane
6.L’Aide de l’Eglise Norvégienne AEN
7.Le RECOFEM/ACBF
8.PNUD/PAREHF2
9.L’USAID
10.Helvetas
11.La SNV

Mesdames, Messieurs,
Les défis qui nous attendent sont grands mais, vue l’élan et l’esprit de solidarité qui ont caractérisés la préparation de cette première étape, je suis confiante que nous allons réussir.
« Plus de Femmes dans les Instances de Décisions, Egale, Santé, Education, Eau, Emploi.....Pour Tous »

Je vous remercie.

Discours d’ouverture du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL)

Excellence, Madame le Ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille,
Excellence, Mesdames, Messieurs les Représentants des institutions et Agences de Coopération Bilatérale et multilatérale, organisations Non Gouvernementales Internationales
Honorables députés
Mesdames et messieurs les représentants des partis politiques,
Mesdames et messieurs les représentants des services techniques
Mesdames et messieurs les représentants de la société civile,
Honorables invités ;
Mesdames, messieurs

C’est un grand honneur pour moi de présider l’ouverture des travaux de ce forum d’échange et de concertation pour une participation accrue des femmes aux élections 2007 et 2009.

Je voudrais en cette circonstance souhaiter la bienvenue à Madame Sonja Van Der Graaf, la nouvelle Directrice de la SNV qui vient de prendre fonction hier lundi au Mali. Je lui souhaite un bon séjour parmi nous.

L’engagement politique sans équivoque de l’Etat malien envers la démocratie s’est révélé depuis 1991 à travers l’organisation d’élections transparentes, l’avènement de la décentralisation politique et administrative et les nombreux textes légaux, nationaux et internationaux ratifiés en matière de droits humains.

La décentralisation a atteint sa vitesse de croisière avec l’adoption du document cadre de Politique nationale qui décline la vision du gouvernement malien en matière de décentralisation. Le document cadre de politique nationale en matière de décentralisation fixe également la participation du citoyen au centre des préoccupations.

Si la décentralisation est sans nul doute l’expression la plus visible des intentions d’amélioration de la gouvernance par l’état malien, l’organisation d’élections libres et transparentes est le fondement de la démocratie et favorise le sentiment d’appartenance à la société et le goût de participation à la vie publique de toutes les couches sociales.

A la faveur de l’instauration de la jeune démocratie malienne, il est intéressant de noter l’éveil grandissant des organisations de la société civile qui cherche activement à occuper la place qui leur revient dans les débats, les prises de décision, et leur entière disponibilité à mieux collaborer avec les autorités élues et administratives en vue d’une amélioration de la gestion des affaires publiques.

Force est de reconnaître cependant, que malgré la volonté politique affichée de l’Etat et ses Partenaires Techniques et Financiers, à travers notamment la mise en place d’un ministère de la promotion de la femme, le développement de programmes en faveur de l’amélioration de la participation des femmes dans la gestion des affaires publiques, les femmes restent faiblement représentées dans les instances de prises de décisions. Le Mali est bien loin du seuil de représentation féminine dans les instances de prise de décisions nécessaire à la réalisation d’impacts.

Dans un environnement démocratique, la prise en compte des aspirations de l’ensemble de la population crée plus d’harmonie et contribue à la paix sociale tant au niveau de la Nation, que des organisations et de la collectivité aux niveaux régional et local.

La participation de la femme à la prise de décision à tous les niveaux est une exigence démocratique. S’il est admis que les sociétés démocratiques sont fondées sur le principe de l’égalité, de la participation et de la représentation à part entière de tous les citoyens dans la vie de la nation, la faible participation ou la non- représentation des femmes à la prise de décision concernant la vie de la nation est un déficit démocratique et une violation des principes démocratiques et des droits humains des femmes qui constituent plus de la moitié de la population malienne.

Il faut également rappeler que le Mali à l’instar d’autres pays dans le concert des nations a pris certains engagements et qu’il doit honorer dans le sens du respect des droits de l’homme et de la personne humaine.
Le Mali s’est notamment engagé à :
- promouvoir et protéger les droits des femmes et des hommes en ce qui concerne la participation aux activités politiques, et la liberté d’association y compris le droit d’être membre de partis politiques,
- introduire notamment s’il y a lieu dans ses systèmes électoraux des mesures qui encouragent les partis politiques à faire en sorte que les femmes soient présentes aux postes électifs dans les mêmes proportions et les mêmes niveaux que les hommes.

Malgré ces engagements et notre volonté politique, il faut reconnaître que le Mali rencontre des difficultés notoires dans la mise en oeuvre des engagements. Au plan politique cela se manifeste, par des résistances et des hostilités aux reformes proposées par les chefs d’Etats et les gouvernements.

Pour lever ces obstacles deux initiatives complémentaires s’imposent. Tout d’abord, il faut garantir plus de participation des femmes aux prises de décisions, au niveau de la communauté comme au niveau du pays. Les femmes seront alors en mesure de peser sur les décisions qui ont un impact sur leur vie quotidienne. Ensuite, il faut trouver des solutions pour que les hommes acceptent les changements. Une avancée majeure consisterait à garantir une participation plus équitable des femmes aux élections, à assurer en leur faveur des quotas dans les parlements et de garantir l’accès d’un certain nombre de femmes à des postes de direction.

Et ce sens, de nombreux projets et programmes en direction des femmes ont été initiés et mis en oeuvre aussi bien par l’Etat que par les organisations de la société civile au Mali au cours des dernières élections Présidentielles, législatives et communales. Beaucoup de ces programmes ont bénéficié de l’appui technique et ou financier de PTF tels que l’Ambassade des Pays-Bas, l’USAID, la Coopération Canadienne, le PNUD, l’Union Européenne, la Coopération Allemande, la Coopération Suédoise, la Coopération Suisse et la Coopération Danoise. C’est ici l’occasion pour moi, au nom du gouvernement, de leur traduire toute notre reconnaissance.

Les élections 2007 et 2009 se tiennent à un moment ou le Mali a entrepris une vaste politique de reforme institutionnelle. Une attention particulière est portée aux Objectifs du Millénaire, notre nouveau Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté s’articule autour de ces objectifs.

Au-delà des résultats poursuivis de cet atelier, l’existence de cette dynamique en elle-même et l’opportunité qu’offrent les élections législatives de 2007, incitent les acteurs à aller de l’avant et à consolider les acquis. Car le bilan de la troisième République, citée comme une référence en matière de démocratie en Afrique, est à l’actif des autorités politiques mais aussi et surtout de la société civile et particulièrement sa frange féminine. Un travail d’une importance capitale est mené à la base, dans les villages par les Associations et ONG, qu’elles soient féminines ou mixtes.

La problématique de la participation de la femme à la vie publique et en particulier à la prise de décision, ne doit pas se limiter à la seule perspective de quête de pouvoir politique par les femmes, mais s’inscrire dans le cadre plus vaste du rôle que les femmes doivent jouer dans les processus de développement de notre pays. Je reste rassuré que les réflexions de ces deux jours contribueront à relever ces défis.

Honorables invités, Madame, messieurs,
En souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouvert l’atelier d’échanges sur les outils et approches stratégiques pour une participation accrue des femmes aux élections législatives de 2007 et communales de 2009.

Je vous remercie.

Discours de clôture de la Directrice de la SNV-MALI

Mme la représentante de la Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.
Mesdames et Messieurs les représentants des parties politiques
Mesdames, Messieurs les représentants des Institutions et Agences de coopération bilatérales
Mesdames, Messieurs,

Votre assiduité et votre mobilisation montrent bien que le défi était bien réel. Celui de rassembler les divers acteurs - gouvernement, société civile, parties politiques et PTF - autour de la question de la participation des femmes aux instances de décision, et notamment dans les processus électoraux de 2007 et de 2009. Et vue la synthèse et des recommandations que vous venez de lire, vous avez réussi à le relever.

Deux jours durant, vous vous êtes penchés sur les obstacles à la participation des femmes, sur les stratégies en cours et à prévoir, sur la manière dont les différents acteurs doivent collaborer pour créer plus de synergie dans les actions.

La participation a été très assidue et riche en idées. Vous avez accepté de laisser vos activités quotidiennes parce que vous croyez à la démocratie et tenez à ce qu’elle soit une réalité au Mali. Je voudrai, au nom de l’ensemble des organisateurs de cette initiative, vous en féliciter.

Les propositions issues de vos réflexions (cadre de concertation, comite de suivi, réseau pour une participation accrue des femmes aux élections de 2007 et 2009) ouvrent la voie pour une meilleure collaboration entre acteurs en vue de résultats plus grands. Cette collaboration, cette mise en relation des compétences et des connaissances, est selon nous, la clé pour une réussite.

Chers participantes, chers participants

Certes, nous venons de franchir une étape commune. Cependant, les défis qui nous attendent sont grands et exigeront de chacune et chacun de nous d’énormes investissements et des sacrifices les temps à venir.

Au nom des autres collègues PTF, je puis vous rassurer que vos propositions seront un point d’échanges entre les organisateurs de cette atelier pour définir au mieux comment accompagner vos recommandations.

2007 est déjà là et 2009 se pointe aussi, je souhaite à chacune et à chacun, beaucoup de courage et, ensemble, je suis sûr que nous pourrons parvenir à

PLUS DES FEMMES DANS LES INSTANCES DE DECISIONS EGAL EAU SANTE, EMPLOI ET EDUCATION POUR TOUS

Je vous remercie.

Discours de clôture de la Représentante de la Ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille (MPFEF)

Mesdames, Messieurs les représentants des institutions et agences de coopération bilatérales et multilatérales, organisations non gouvernementales internationales ;
Honorables députés ;
Madame, la Directrice de la SNV Mali
Mesdames, messieurs les représentants des partis politiques ;
Mesdames, messieurs les représentant des services techniques ;
Mesdames, messieurs les représentants de la société civile ;
Honorables invités,
Mesdames, messieurs,

Nous voici au terme des travaux de l’atelier « Participation Accrue des Femmes aux élections de 2007 et 2009 ».

En l’absence de Madame la Ministre de la Promotion de la femme , de l’enfant et de la famille Madame Diallo M’Bodji SENE empêchée, l’honneur me revient de présider la cérémonie du clôture du présent atelier.

Deux jours durant, vous avez fait l’état des lieux de la participation de la femme à la vie publique en général et la vie politique en particulier. De vos travaux, débats et réflexions, il est ressorti que la faible participation des femmes à la gestion des affaires publiques et spécifiquement du processus électoral était imputable à un certain nombre de contraintes sociales, culturelles, économiques, politiques, institutionnelles et géographiques. Vos analyses ont confirmé les études parcellaires et isolées faites par les différents intervenants.

Dans cette dynamique, vous avez pu dégager des recommandations pertinentes pour impulser, stimuler et favoriser la participation accrue des femmes à toutes les étapes des consultations électorales de 2007 et 2009

Honorables invités,
Mesdames, messieurs,

Le Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la famille partage entièrement vos recommandations et s’engage à tout mettre en oeuvre avec l’appui de tous les acteurs impliqués dans le processus pour en faire une réalité, étant entendu que la participation de la femme à la prise de décision à tous les niveaux est une exigence démocratique.

En effet, depuis les temps immémoriaux les femmes du Mali se sont toujours battues pour que le Mali soit. Et dans le concert des nations modernes, les femmes maliennes ont toujours tenu haut le flambeau de la liberté de la nation.

Le Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la famille s’engage à faire connaître vos recommandations aux plus hautes autorités du Mali afin qu’une attention particulière y soit accordée.

Je ne saurais terminer cette allocution sans adresser au nom de Madame la Ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, mes sincères et vifs remerciements à la SNV ainsi qu’à tous les partenaires techniques et financiers pour cette heureuse initiative.

En vous souhaitant un bon retour dans vos foyers respectifs, je déclare clos les travaux de l’atelier de réflexion sur la « Participation Accrue des Femmes aux élections de 2007 et 2009 ».

SIGLES

SNV Organisation Néerlandaise de Développement
PACT Programme d’Appui aux collectivités territoriales
GTZ Coopération Technique Allemande
DED Service Allemand de Développement
PTF Partenaires techniques et financiers
CAFO Coordination des Associations et ONG Féminines
AEN Aide à l’Eglise Norvégienne
DNI Direction nationale de l’Intérieur
PNEC Programme national d’éducation a la citoyenneté
MATCL Ministère de l’administration Territoriale et des collectivités locales
RECOFEM Projet de Renforcement de capacité des organisations féminines du Mali
AGR Activités génératrices de revenus
OSC Organisations de la société civile
PP Partis politiques
PNUD Comité des donateurs Femme et Développement
MPFEF Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille

La Toile du Réseau Réussir la Décentralisation partenariat "Initiatives Mali" Axe Formation

Laisser un commentaire à cet article
"Initiatives Mali Gateway"

est un site dédié à la promotion des initiatives locales de développement du Mali. Il s’agit d’activités initiées et conduites par des organisations ou des personnes du Mali qui font une réelle différence sur le développement local.

 

Il s'investit dans la capitalisation et la mise en valeur des bonnes pratiques ainsi que dans l'accès à l'information sur le développement par internet. C’est une fenêtre ouverte sur le dynamisme de la société malienne ; c’est aussi un outil de communication entre les acteurs locaux et leurs partenaires au développement.

Edité par Axe Formation, Initiatives Mali Gateway réunit des partenaires diversifiés (organisations de la société civile, services techniques, partenaires au développement). Il est affilié au réseau des Country Gateway (Fondation Development Gateway). Voir Qui sommes-nous

© initiatives-mali.info
Coordonné par Axe Formation
| Accueil du site | Plan du site | Espace privé | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP

©Initiatives Mali Gateway, un site dédié à la promotion des initiatives locales de développement du Mali